Carnet 49Un journal indépendant, pièces à l’appui
English

Notre prévision, mise à l’épreuve et corrigée en public

La vague de construction est payante pour le Canada comme pour les États-Unis. La guerre commerciale ne l’est pas.

Voulue ou non, la pression des deux dernières années pousse le Canada à construire. Les États-Unis obtiennent un approvisionnement plus abondant et plus sûr dans tous les cas; compté en revenus, la vague de construction leur rapporte un peu, mais la guerre commerciale leur coûte davantage : ils ne s'en sortent gagnants en 2034 que si presque tous les dommages tarifaires ont disparu. Le Canada obtient une base de ressources élargie et la capacité de vendre ailleurs. En 2034, il en sort gagnant, à moins que la plupart des tarifs actuels ne soient encore en place; mais il sort perdant de la décennie dans son ensemble, et plus les tarifs durent, moins il en récupère.

C’est une prévision, pas un constat : elle est assortie de probabilités publiées et pourrait se révéler fausse. Nos premières probabilités ne comptaient que le côté américain; nous les avons corrigées en public. Ce journal la met à l’épreuve au fil des événements : il suit ce qui se construit réellement, où ça va et qui paie, et appuie chaque affirmation sur des pièces justificatives publiques.

Exportations canadiennes de pétrole brut

milliers de barils par jour (kb/j), moyenne annuelle

  • 3 947vers les États-Unis, en 20253 663 en 2019
  • 445vers d’autres pays, en 202595 en 2019
Exportations canadiennes de pétrole brut (kb/d)vers les États-Unis: 2019 3 663, 2020 3 543, 2021 3 676, 2022 3 776, 2023 3 869, 2024 4 065, 2025 3 947. vers d’autres pays: 2019 95, 2020 132, 2021 96, 2022 102, 2023 126, 2024 173, 2025 445.01 0002 0003 0004 0005 000vers les États-Unis, 2019: 3 663 kb/dvers d’autres pays, 2019: 95 kb/d2019vers les États-Unis, 2020: 3 543 kb/dvers d’autres pays, 2020: 132 kb/d2020vers les États-Unis, 2021: 3 676 kb/dvers d’autres pays, 2021: 96 kb/d2021vers les États-Unis, 2022: 3 776 kb/dvers d’autres pays, 2022: 102 kb/d2022vers les États-Unis, 2023: 3 869 kb/dvers d’autres pays, 2023: 126 kb/d2023vers les États-Unis, 2024: 4 065 kb/dvers d’autres pays, 2024: 173 kb/d2024vers les États-Unis, 2025: 3 947 kb/dvers d’autres pays, 2025: 445 kb/d2025
Données : vers les États-Unis · vers d’autres pays · Canada Energy Regulator

En chiffres

Dans la base de recherche

Le site public montre ce qui a été vérifié et utilisé dans les articles. Derrière, une base de recherche plus vaste est rendue publique morceau par morceau, après vérification, à mesure que les articles y puisent.

  • 51 884points de données répartis dans 899 séries chronologiques sur le commerce, les prix et les flux
  • 3 292sources recueillies
  • 1 212événements datés consignés
  • 5 447évaluations d’événements selon chacune des lectures concurrentes
  • 108 / 52projets / lois et accords suivis
  • 105éléments ouverts sur la liste de surveillance

Derniers articles

  • Qui gagne, qui paie, partie 8

    Le bilan net des États-Unis

    Le bilan net du Canada ne comptait pas le côté américain. En le comptant sur les mêmes tirages simulés : d'ici 2034, la vague de construction du Canada dans les ressources ajoute environ 1,5 milliard de dollars américains par année au revenu des Américains, surtout sous forme de profits des propriétaires américains du pétrole, du gaz et du GNL canadiens, mais la guerre commerciale coûte davantage. Les États-Unis s'en sortent gagnants, sauf s'il reste environ 10 % des dommages tarifaires actuels, contre environ 57 % pour le Canada. Si les tarifs actuels s'estompent comme l'ont fait les tarifs américains passés, les États-Unis s'en sortent gagnants dans environ 14 % de nos tirages, et le Canada dans 98 %. Sur l'ensemble de la période de 2025 à 2034, les États-Unis sont perdants dans tous nos tirages. Dans un cas comme dans l'autre, c'est peu pour les États-Unis : environ 0,006 % de leur économie en 2034. La vague de construction profite aux deux pays; la guerre commerciale, non.

  • Qui détient le veto, partie 2

    L'opposition arrête-t-elle les projets?

    Nous nous attendions à ce que l'opposition organisée des Premières Nations, des Métis et des Inuits réduise les chances qu'un projet soit construit, et nous l'avons vérifié avant de l'intégrer à notre prévision. Rien n'en ressort : 4 des 7 projets approuvés qui y faisaient face ont atteint la construction, contre 1 sur 2 sans opposition, et 2 sur 4 contre 2 sur 8 à l'étape de l'évaluation. Des échantillons minuscules et un résultat nul. Selon la règle que nous avions fixée d'abord, le registre entrerait maintenant dans notre prévision pour deux projets; la prévision suit plutôt la règle d'une étude plus large des projets passés, qui ne décèle aucun effet de l'opposition, si bien que rien ne change.

  • Qui gagne, qui paie, partie 7

    Le bilan net du Canada

    Notre prévision accordait environ 81 % au scénario où le Canada et les États-Unis s'en sortent tous deux gagnants d'ici 2034, mais ce chiffre ne comptait que le côté américain. En comptant le côté du Canada : en 2034, le Canada s'en sort gagnant, sauf si environ 57 % des dommages tarifaires actuels sont encore en place; si les tarifs s'estompent comme l'ont fait les tarifs américains passés, notre modèle lui donne 98 %, et s'ils ne prennent jamais fin, environ 9 %. Sur l'ensemble de la décennie, les années de guerre laissent le Canada perdant, typiquement d'environ 89 milliards de dollars. La vague de construction profite aux deux pays; la guerre commerciale, non.

  • Qui détient le veto, partie 1

    Pas de veto, une seule issue

    Lancement d'une série sur les positions des Premières Nations, des Métis et des Inuits face à la vague de projets de ressources. La consultation ne donne aucun veto : « s'opposer, puis signer » est donc ce que le système produit, quelle que soit la motivation. Sur 132 cas, les éléments qui permettent de distinguer les motivations penchent vers les droits, et ceux qui voulaient un arrêt ou un droit de regard n'ont souvent obtenu ni l'un ni l'autre.

Les 13 articles

Où en est le résultat

Notre estimation actuelle de l’aboutissement du chantier, en parts qui totalisent 100 %. Des estimations, pas des mesures ; en date du .

  1. O0/O1Peu ou pas de volume supplémentaire vers les États-UnisSoit aucune véritable accélération, soit une construction plus rapide dont la production supplémentaire va surtout à d’autres acheteurs. Pas d’estimation distincte pour chacun ; c’est ce qui reste.15 %ensemble
  2. O2Plus vite, et davantage vers les États-UnisLe Canada construit plus vite et un plus grand volume atteint les États-Unis, même si la part américaine des exportations canadiennes diminue. Le Canada gagne aussi des routes vers d’autres acheteurs.62 %probabilité
  3. O3Davantage vers les États-Unis, à des conditions verrouilléesComme O2, avec en plus des conditions préférentielles pour les États-Unis inscrites noir sur blanc : clauses d’accords commerciaux, garanties d’approvisionnement ou propriété américaine.23 %probabilité

Toutes les probabilités, leur historique et la façon dont elles sont fixées

Et était-ce voulu ?

Les affirmations du journal portent sur les résultats. La question de savoir si Washington a prévu ou voulu ceci est traitée à part, comme une expérience de pensée clairement signalée, mise à l’épreuve face à des lectures rivales, et non comme la conviction de l’auteur. Sur 207 événements évalués selon les deux lectures jusqu’ici, 135 cadrent autant avec la lecture de l’intérêt propre qu’avec la lecture « prévu et voulu ».

Les pièces justificatives