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Test des mesures tarifaires autour des nouvelles lois

Ce test fait partie de l’expérience de pensée sur l’intention américaine : il énonce d’avance ce que prévoit chaque lecture, pour que le résultat puisse compter pour ou contre n’importe laquelle, y compris la lecture « prévu et voulu ».

Enregistrée
Période
Aucune date fixe
A = la plus tardive de deux dates : la sanction royale du projet de loi C-39 et celle du projet de loi contenant la Mégadéduction à la productivité; fenêtres de A-120 à A+120 jours
Statut
Ouverte : La période n’est pas terminée ; rien ne l’a encore tranchée.

Articles qui citent cette fiche

Ce qui compte

La question : les nouvelles restrictions commerciales américaines visant le Canada diminuent-elles une fois que les deux nouvelles lois du Canada sont en place? Nous comparons les 120 jours précédant la date à laquelle la seconde des deux lois reçoit la sanction royale avec les 120 jours qui la suivent.

Ce qui compte comme un succès : strictement moins de nouvelles mesures restrictives américaines visant le Canada dans les 120 jours suivant cette date que dans les 120 jours la précédant (une égalité ne compte pas comme une baisse), et au moins un geste d'assouplissement dans les 120 jours suivants, quoi qu'il advienne des provocations américaines. Un succès appuie la lecture de la prévoyance dans sa forme minimale.

La date de départ, que nous appelons A : la plus tardive de deux dates, la sanction royale du projet de loi C-39 et celle du projet de loi qui contient la Mégadéduction à la productivité. Les dates d'entrée en vigueur des lois sont aussi consignées. Le test est évalué à A + 120 jours, à la même date que le test « Pas d'entente avant la loi », qu'il précise.

Ce que nous comptons (à partir de la chronologie du journal; chaque événement compté est inscrit ci-dessous comme observation, pour que les lecteurs puissent vérifier le décompte) : a) les nouvelles mesures restrictives américaines visant le Canada : hausses de tarifs, négociations rompues, nouvelles interdictions d'importation ou exclusions des marchés publics. Chacune est datée selon le moment où elle a été signée ou annoncée; la date d'entrée en vigueur d'une mesure annoncée plus tôt ne compte pas. Les mesures mondiales qui touchent aussi le Canada vont dans un décompte « mondial » distinct. b) Les gestes d'assouplissement : baisses de tarifs, exemptions, suspensions et accords-cadres. c) Les provocations : insultes, piques et railleries américaines au sujet de la souveraineté du Canada, comptées en épisodes selon les règles du catalogue des provocations du journal.

Ce que prédisent les autres lectures : selon la lecture du simple intérêt propre, et selon une pression motivée par l'hostilité, a) et c) continuent de suivre les gestes de défi canadiens ou les événements de la politique intérieure américaine, sans rupture à A. Les lectures de l'annexion et de la fragmentation ne prédisent aucune baisse de a); la fragmentation prédit aussi des offres visant des provinces en particulier (consignées dans la « Surveillance de la fragmentation »).

Comment le résultat se lit : dans un seul sens, comme le test « Pas d'entente avant la loi ». Une pression américaine qui se poursuit après A n'est une preuve ni dans un sens ni dans l'autre, tout au plus une légère inclinaison vers la lecture du simple intérêt propre. Seule une escalade soutenue qui nuit à la circulation des ressources vers le sud, vers les États-Unis, compte contre la lecture de la prévoyance.

Comment nous vérifions : une mesure américaine qui survient dans les 3 jours suivant un geste de représailles ou de défi canadien compte pour les lectures rivales. Si le Canada impose de nouvelles représailles dans les 120 jours suivant A, le résultat est marqué « contaminé ». Pour les deux périodes, nous consignons les événements comptés, les événements écartés par la règle des 3 jours et le décompte mondial, tous inscrits comme observations. Si A n'arrive jamais (par exemple si C-39 meurt au Feuilleton), ce test ne commence pas; c'est le test « La pression revient si la vague de construction cale » qui s'applique.

Une limite : d'autres jalons pourraient tomber dans la même période : le choix du soumissionnaire pour Grays Bay (mars 2027) et le début de la construction du pipeline de la côte Ouest (septembre 2027). La décision finale d'investissement sur la phase 2 de LNG Canada a été prise le 29 septembre 2026, avant A. Une entente conclue à ce moment-là coïnciderait à la fois avec les lois et avec l'engagement physique des projets. Nous consignons lesquels de ces jalons tombent dans chaque période.

Ce que prévoit chaque lecture

LecturePrévoitSi observé
I0b Simple intérêt propre; la réaction du Canada n'a pas été prise en compte
Hypothèse mise à l’épreuve (intention)
a) Les mesures restrictives et c) les provocations continuent de suivre les gestes de défi canadiens ou des déclencheurs de politique intérieure américaine, sans rupture à ACompte en sa faveur
I2 Prévu et voulu (ce niveau ou plus)
Hypothèse mise à l’épreuve (intention)
a) Moins de nouvelles mesures restrictives américaines après A qu'avant A, et au moins un geste d'assouplissement après ACompte en sa faveur
R-weaken Lectures rivales visant à affaiblir le Canada (annexion ou fragmentation)
Lecture rivale
Aucune baisse des mesures restrictives a); la fragmentation prédit aussi des offres visant une seule provinceCompte en sa faveur

Observations